|
|
Biographie

Depuis la nuit des temps de la pensée humaine, la philosophie s’est évertuée à sonder l’âme dans ses multiples facettes. Platon et autres Aristote ; Descartes et autres Montaigne, sans parler des Kant et des Nietzsche, tous ces grands philosophes, et bien d’autres méconnus ou en marge ont enrichi notre connaissance de l’Etre Humain en le regardant par son Humanité, en sondant sa vérité intérieure.
Ce qui me fascine le plus, dans la psychologie et son étude, c’est cette appartenance et cette descendance de la philosophie, qui lui donne une base tellement riche, qu’elle me semble avoir un domaine d’investigation pratiquement sans limites, si ce n’est celle de la conscience humaine.
Il n’y a qu’une centaine d’années que la psychologie est devenue scientifique et beaucoup de choses ont été mises à jour, expliquées ; pourtant, il me semble que nous sommes encore bien loin d’avoir fait le tour de la question. L’observation du comportement humain, de ses maladies psychiques et psychophysiologiques nous donne de quoi réfléchir et étudier pendant encore une bonne éternité, car je pense vraiment que l’esprit humain est illimité dans ses possibilités. D’autant plus que si ce que l’on dit est vrai, seul 10% des capacités de notre cerveau est utilisé.
Lorsque j’étais petite fille, j’aimais démonter toutes sortes de choses (entre autre les montres et objets compliqués) pour savoir comment ça marchait. Je faisais aussi beaucoup d’expériences sur la nature des choses, sur le point d’incandescence des matériaux qui se trouvaient à ma portée, (y compris les meubles du salon), pas réellement pour y mettre le feu, mais pour savoir combien de temps ils résisteraient à une flamme de briquet. Tout cela n’a jamais porté à conséquences graves, heureusement ! Mais ma curiosité insatiable s’est reportée ensuite sur l’être humain et je n’ai eu de cesse, jusqu’à aujourd’hui, de savoir comment « ça marche ? ».
Le psychologue et physiologiste allemand W.Wundt écrivait en 1858 :"Toute psychologie commence par l'introspection.". C'est effectivement par l'introspection, par l'intérêt que j'apportais à l'étude et à la compréhension de mes propres réactions intellectuelles et affectives (émotionnelles) par rapport à mon environnement familial que j'ai commencé à m'intéresser à la psychologie. Dans mon adolescence, je vivais dans un climat familial assez tendu et difficile. La curiosité d’en savoir davantage et surtout de comprendre ce qui se passait m’a poussée à lire tout ce qui me tombait sous la main en matière de psychologie ou de psychanalyse. S. Freud a été l’un des premiers auquel je m’intéresse et tout ce qui avait rapport à ses théories. Plus tard, lorsque j’eus découvert ma dimension spirituelle, je fus apte à comprendre C.G. Jung. En fait, tout ce qui parlait de psychologie, de compréhension de soi et des autres me passionnait.
Par la suite, à l’age adulte, ce furent des livres de recherche sur la sexualité comme Masters & Johnson et le rapport Kinsey et leurs dérivés qui m’intéressèrent particulièrement. Après avoir cherché à connaître mon moi intérieur, j’essayais de comprendre comment fonctionnaient mes sensations physiques.
Après une période d’assimilation et de mise en pratique de toute cette information accumulée pendant mes jeunes années, j’ai été amenée à rencontrer des gens qui s’intéressaient à l’évolution intérieure et à la recherche spirituelle. Le vent du New Age avait soufflé sur moi ... Je commençai donc à lire des livres sur le sujet, mais ce n’était
jamais très éloigné de la psychologie : Annick de Souzennelle (« La symbolique du corps humain »), Clarissa Pinkola Estès (« Femmes qui courent avec les loups »), mais aussi Graf Durkheim, Pierre Daco et tant d’autres, ou encore Khalil Gibran ou Gitta Mallasz (« Dialogues avec l’Ange »), et sur le bouddhisme aussi.
Cependant, je continuais aussi à lire des livres de psychologie « politiquement corrects » comme Paul Diel, dont la Psychologie de la Motivation m’a intensément marquée, mais aussi un peu de Dolto, Bettelheim, Fromm et vraiment tant d’autres dont il serait trop long de parler ici.
Durant ces quelques dernières années, je me suis retrouvée avec beaucoup de temps libre, consacré évidemment à la lecture et à l’élargissement de mes connaissances en tous genre, mais toujours une préférence pour les ouvrages de psychologie. D’autre part, cette sorte de « traversée du désert » m’a portée une fois de plus à m’interroger sur moi-même, sur les autres, sur tout ce qui pouvait motiver les actions et les paroles de chacun de nous. Je me suis rendue compte une fois de plus, que des raisons inconscientes nous guidaient bien souvent beaucoup plus que nous ne le pensons. J’ai eu a accompagner une amie dans le deuil de son enfant décédée et me suis souvent demandée quels pourraient être les mots les plus justes pour l’aider, tout en me rendant compte que le simple fait de l’écouter parler de sa fille et d’être prête à parler de celle-ci lui faisait déjà beaucoup de bien. Dans d’autres circonstances j’ai écouté des amis me parler de leur mal-être devant la vie qu’ils menaient, et cela m’a induit à m’interroger sur ma propre existence.
Peu à peu, je me suis aperçue que la vie que je menais, studieuse et intéressante, certes, ne correspondait plus du tout à ce que j’en attendais. Je me sentais à la fois riche et pauvre à l’intérieur de moi-même et cela finissait par toucher également ma vie extérieure. C’est à ce moment-là que peu à peu, j’ai ressenti la nécessité de structurer tout ce que j’ai pu apprendre de-ci, de-là, dans mes lectures, au cours de mes rencontres avec les autres et dans mes diverses activités sociales. Je me suis rendue à l’évidence qu’un savoir qu’on ne partage pas ou qui n’est pas utilisé concrètement devient une connaissance stérile. C’est pourquoi j’ai fini par décider que, puisque la psychologie m’intéresse tant, puisque j’apporte tant d’intérêt au fonctionnement psychique et mental de l’être humain, et qu’en plus j’ai toujours eu envie d’aider les autres dans leur épanouissement personnel (sans parler du mien, qui me tient à cœur également), la seule solution valable était d’étudier cette science sérieusement en m’inscrivant à l’Université, en Faculté de Psychologie.
Menées à leur terme, ces études m'ont enrichi personnellement en structurant et élargissant mes connaissances, me menant à encore plus de tolérance et de compréhension envers moi-même et le genre humain. Durant toutes ces années de faculté, je me suis interrogée sur la suite à donner à ce parcours universitaire, et j'ai fini par opter pour une spécialisation en counseling (relation d'aide) et psychothérapie, selon l'Approche Centrée sur la Personne, crée par Carl R. Rogers.
2005

|